Jeudi 5 Novembre : Début de l’exposition « Un magot à zéro »

Extrait article de la Dépêche : Alexandre Assimakopulos est heureusement très philosophe ! Il expose à la table de William jusqu’au 5 Décembre sa trouvaille monétaire trouvée dans son grenier en 2004. Ils se nomment «Ceci reste de l’argent» ou «Ceci n’est pas de l’argent». Une version Magritte de collages composés de billets de banque.

L’homme est d’origine grecque. Il en porte d’ailleurs nom et prénom : Alexandre Assimakopulos. Un patronyme qui veut dire «Fils de l’argent». Il est aussi philosophe. On va le voir. «En 2004, lors de travaux entrepris dans ma maison en Ariège, je découvre dans le grenier une boîte remplie de billets de banque Delacroix, Pascal et Montesquieu. Pour la coquette somme de 165 000 F soit 17 000 €».

Un petit magot malheureusement démonétisé. «Dans cette boîte, se trouvaient plusieurs enveloppes de la Mutualité Agricole remplies de liasses 
de billets. Ce qui laisse à penser que ce fermier vendait des bêtes et gardait cet argent sans le dépenser. Peut-être en attente de ses vieux jours».

Malheureusement, il n’en profita pas. Parti en maison de retraite, il oublia son magot dans le fameux grenier.

Passionné d’arts plastiques, Alexandre suit les cours du professeur Frédéric Guerrin et rédige actuellement une thèse : «Cette histoire m’a alors
incité à me poser la question sur la valeur de l’argent toute relative puisque quelques années plus tard, il n’en possède plus». D’où cette exposition
justement intitulée, «Un magot à zéro» autour d’une quinzaine de tableaux composés de billets de banque : «Les tableaux sont uniques, ils composent
une série limitée. De plus, ils sont vendus en fonction
 de la valeur de l’argent qui les compose mais dont le prix applique l’érosion de la monnaie depuis
les années quatre-vingt»
. Soit un tableau d’une valeur de 182 € vendu aujourd’hui à 92 €.

Les premiers visiteurs s’interrogent. Portant sur ces billets un regard oblique et différent. «Quelle est la vraie valeur, de l’argent» ? «Ces billets sont-ils vrais ?».

«Le détournement des objets de leur origine ainsi que le collage au style enfantin se trouvent au cœur de ce dispositif . Il s’agissait pour moi de saisir une situation
pour en faire un acte artistique, un geste qui transforme l’inutilité des billets démonétisés. La valeur de l’argent est toute relative : qui en décide ? comment fonctionne
cette confiance que nous avons tous dans les billets de banque ? »

Vernissage le 12 novembre de 18 h à 20h

Article la dépêche du midi de Silvana Grasso

En savoir plus sur http://www.ladepeche.fr/article/2014/10/30/1981690-l-argent-peut-faire-le-bonheur-au-cafe-le-sylene.html#Sbbmko6cum6rYpoe.99

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